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Nous sommes ce que nous mangeons"
Jane GoodallNous avons choisi de laisser Alexandre se diversifier "tout seul". Concrètement, cela signifie que nous mettons à sa disposition des aliments provenant du menu familial (de gros morceaux, au début) et que nous le laissons s'en débrouiller.
Les quantités qu'il consomme sont de plus en plus importantes, mais demeurent - à 10 mois - relativement insignifiantes, ce qui est normal.
Cette "technique" est le corollaire parfait et logique de
l'allaitement à la demande que je pratique.
L'objectif ici est vraiment que le bébé découvre les saveurs et la texture des aliments, de façon autonome et
naturelle.
Honnêtement, je n'y vois que des avantages ! (A l'exclusion peut-être du grand nettoyage a effectué après chaque repas...)
Je trouve surtout très séduisante l'idée que le bébé participe dès le début à ces temps forts de la vie de famille que sont les repas, en toute simplicité et sans plus d'enjeux que le
plaisir d'être ensemble... et de manger !
Cette pratique est sans danger, à condition de respecter quelques règles :
- Asseoir parfaitement l'enfant (le dos bien droit, dans une chaise adaptée)
- Ne jamais chercher à l'aider, ne pas lui mettre soi-même la nourriture dans la bouche
- Rester toujours auprès de lui pendant qu'il mange
Pour plus d'informations sur la diversification menée par l'enfant (ou Baby led weaning), vous pouvez consulter ces deux sites :
en français et
en anglais.
Un petit clin d'oeil aux copines blogueuses qui en ont parlé avant moi :
ici,
là,
là...
Quant à Emma... elle gère aussi, en décidant de la quantité et de la fréquence de ses prises alimentaires. Nous la laissons faire ainsi dans le but de ne pas la "déconnecter" de ses
sensations (faim, satieté, besoin ponctuel d'un aliment en particulier...) ni des signaux que lui envoie naturellement son corps.
Nous sommes uniquement garants de la qualité de ce que nous mettons à sa disposition.
Bien sûr, elle n'a pas droit à tout, tout le temps, mais peut consommer à sa guise des légumes et des fruits, frais ou secs (et des laitages dans une certaine mesure).
Nous ne la forçons jamais, ni à goûter, ni encore moins à "finir son assiette".
Elle n'est pas obligée de rester à table, peut choisir de la quitter pour revenir ensuite.
Ce que je constate dans la pratique, c'est qu'elle prend toujours les quatre repas quotidiens (purement culturels !) avec nous, et que cela a de l'importance pour elle. Qu'elle mange de tout, adore goûter, et n'a jamais connu de ces "néophobies alimentaires" (rejet des aliments nouveaux) qui semblent toucher nombre d'enfants. Qu'elle régule d'elle-même les quantités qu'elle consomme, avec des fluctuations parfois impressionnantes.
Et qu'elle est en parfaite santé !