C'est officiel ! Je rejoins Marie-Hélène, Eve et Maëlle dans leur aventure de création d'école Montessori à Angers.
Nous avons passé l'après-midi ensemble hier, et j'ai été bluffée par leur motivation et l'ampleur du travail déjà accompli.
Autant être honnête avec vous, j'ai le plus grand mal à ne pas sauter de joie à chaque fois que j'y pense ! Et j'y pense souvent !
Dès la rentrée 2011, je serai donc la deuxième éducatrice de l'école.
Je travaillerai avec Marie-Hélène, dont j'admire le travail depuis longtemps à travers son blog, et plus encore depuis que j'ai eu l'occasion de la rencontrer.
Depuis quelques mois, je me sens prête à m'investir de nouveau professionnellement. Travailler en tant qu'éducatrice en poursuivant en parallèle ma formation à la Source est un luxe, et je savoure ma chance ! Je me sens fière et surtout reconnaissante de la confiance que m'accordent Eve, Maëlle et Marie-Hélène.
Pour cette première année, nous devrions accueillir 18 enfants (9 en 3-6 ans, et 9 en 6-12 ans).
Il y a déjà une liste d'attente, preuve que cette nouvelle école Montessori répond à un vrai besoin.
Nous espérons pouvoir augmenter les effectifs dès la deuxième année.
Maëlle aura en charge le pôle artistique "musique active" qui offrira différents ateliers suivant les pédagogies de Carl Orff et Maurice Martenot (musiciens qui se sont inspirés des recherches de Maria Montessori) : chant prénatal, éveil et ateliers musicaux, cours d'instruments et chorale, entre autres...
Elle sera aussi la directrice de l'école.
Eve, quant à elle, s'occupera du Nido, un lieu d'accueil et d'échanges sur la pédagogie et la relation parent-enfant, ouvert à l'enfant accompagné de ses parents (ou de la personne chargée de sa garde).
Elle nous assistera également dans la classe quelques matinées par semaine.
J'en profite pour vous dire que vous pouvez soutenir tous ces projets, par exemple en adhérant à l'association Enseignement Montessori Aujourd'hui (contact : maelle.nicot@ema-angers.fr).
Peut-être vous souvenez-vous de notre problématique d'école à la maison ?
Cette nouvelle la résout totalement puisqu'Emma intégrera l'école dès septembre, et qu'Alexandre nous rejoindra au plus vite. Je suis comblée à l'idée de les avoir à mes côtés, de continuer ainsi à les accompagner de façon privilégiée dans un cadre qui, j'en suis certaine, les épanouira énormément.
Ce qu'il nous reste à trouver à Angers d'ici l'été...
- Pour Florent : un travail à la hauteur de ses attentes
- Pour Alexandre et pour quelques mois : une structure d'accueil respectueuse
- Pour abriter nos quatre coeurs : la maison de nos rêves...
La vie est belle !
P.S. : Et je pense en avoir fini pour quelques temps avec les billets "persos"...
Affichage des articles dont le libellé est Au quotidien. Afficher tous les articles
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29 novembre 2010
26 novembre 2010
Un article dans "l'Enfant et la Vie" !

Il y a quelques semaines, Odile Anot, la rédactrice en chef de l'Enfant et la Vie, m'a contactée pour me dire qu'elle avait découvert et apprécié mon blog, mes photos et "mon amitié pour Montessori".
L'Enfant et la Vie, magazine à forte sensibilité montessorienne, est édité par le Centre Nascita du Nord.
Odile et toute son équipe de "parents chercheurs" ont fêté cette année leurs 40 ans de publication !
C'est Jeannette Toulemonde, auteur entre autres du livre Le quotidien avec mon enfant (l'un de mes incontournables !) et son mari Jacques qui l'ont créé, dans le but de faire connaître les besoins des enfants en s'inspirant de l'oeuvre de Maria Montessori.
J'aime ce magazine depuis des années. J'apprécie la volonté de l'équipe éditoriale de proposer une information accessible et des pistes de réflexion concrètes, ainsi que le fait qu'il soit indépendant et sans publicité.

Alors en plein bouclage du dernier cahier thématique "Aujourd'hui des enfants, demain des hommes", Odile m'a rapidement proposé d'y inclure un article sur A la douce.
Séduite par son enthousiasme, j'ai accepté avec joie !
S'en est suivi un échange comme je les aime : chaleureux, ouvert et respectueux. Et, ce matin, je découvre ce bel article en double-page : merci Odile !
Je souhaite donc la bienvenue aux lecteurs de l'Enfant et la Vie. J'espère que vous trouverez ici un peu d'inspiration et quelques idées pour vous lancer. Car ce n'est que du bonheur !
Thèmes :
Au quotidien,
Coups de coeur,
Livres pour les parents,
Montessori
24 novembre 2010
Premier bilan
Pour ce centième billet (déjà !), j'aimerais partager avec vous mon premier bilan depuis la création de ce blog.
Tout d'abord, je dois dire qu'il a pris pas mal de place (et autant d'importance) dans ma vie, ce que je ne soupçonnais pas forcément au départ...
"A la douce" est né d'un besoin de partager ce que je fais avec (et pour) mes enfants, notre quotidien, nos coups de coeur... Je tenais déjà un cahier de nos activités mais, seule dans mon coin, jour après jour, j'avais parfois du mal à me motiver.
Sur ce point, le blog a largement comblé mes attentes, car il m'aide beaucoup à positiver et à structurer mes idées.
Vos retours sur mon "travail" avec les enfants, en plus d'être incroyablement gratifiants, me font souvent réagir, réfléchir, et finalement beaucoup avancer.
Et lorsque me vient une idée, pour aménager un espace ou créer un document par exemple, je suis heureuse à l'idée de pouvoir ensuite la partager !
A travers ce blog, je souhaitais aussi participer à faire connaître la pédagogie Montessori, peut-être un peu plus concrètement, dans ses applications possibles au quotidien. Et j'avais l'envie de parler de ma vision de l'éducation non-violente, du travail de réflexion que je mène et qui prend un sens nouveau, beaucoup plus profond, dans l'échange.
Là encore, j'ai le sentiment que mes idées se sont "épaissies", enrichies, du fait même de les écrire, mais surtout grâce aux expériences et réflexions personnelles que vous partagez avec moi.
J'aimerais vous dire à quel point vos commentaires me font plaisir, à chaque fois !
Je suis toujours reconnaissante lorsque je découvre l'un de vos messages, car je sais que cela prend du temps et que ce n'est pas forcément une démarche "naturelle", même si l'on a apprécié un article... Moi-même, j'aimerais commenter beaucoup plus les blogs que j'aime.
Vous êtes également un certain nombre à m'envoyer un message privé (blogaladouce@gmail.com), pour me féliciter, poser des questions, ou me parler de votre expérience... Vous pouvez continuer, j'adore ça !
Sans être spécialement accro aux statistiques, je m'informe et je sais donc que vous êtes nombreux à me lire (allez, juste un chiffre : 13031 visites en tout, à l'heure où j'écris) et, bien sûr, cela me fait chaud au coeur.
Ce blog m'a beaucoup apporté, de manière tout à fait concrète et non plus seulement virtuelle : de belles rencontres, des échanges fructueux, et de bien jolies perspectives d'avenir...
Voilà... Depuis bientôt 6 mois (déjà !) et mon premier billet, j'ai l'impression de me rendre utile en me faisant plaisir. Quelle chance !
Je crois bien qu'avoir créé ce blog est la meilleure idée que j'ai eu cette année.
Alors, à vous tous qui suivez nos aventures, bien sincèrement : MERCI !
Tout d'abord, je dois dire qu'il a pris pas mal de place (et autant d'importance) dans ma vie, ce que je ne soupçonnais pas forcément au départ...
"A la douce" est né d'un besoin de partager ce que je fais avec (et pour) mes enfants, notre quotidien, nos coups de coeur... Je tenais déjà un cahier de nos activités mais, seule dans mon coin, jour après jour, j'avais parfois du mal à me motiver.
Sur ce point, le blog a largement comblé mes attentes, car il m'aide beaucoup à positiver et à structurer mes idées.
Vos retours sur mon "travail" avec les enfants, en plus d'être incroyablement gratifiants, me font souvent réagir, réfléchir, et finalement beaucoup avancer.
Et lorsque me vient une idée, pour aménager un espace ou créer un document par exemple, je suis heureuse à l'idée de pouvoir ensuite la partager !
A travers ce blog, je souhaitais aussi participer à faire connaître la pédagogie Montessori, peut-être un peu plus concrètement, dans ses applications possibles au quotidien. Et j'avais l'envie de parler de ma vision de l'éducation non-violente, du travail de réflexion que je mène et qui prend un sens nouveau, beaucoup plus profond, dans l'échange.
Là encore, j'ai le sentiment que mes idées se sont "épaissies", enrichies, du fait même de les écrire, mais surtout grâce aux expériences et réflexions personnelles que vous partagez avec moi.
J'aimerais vous dire à quel point vos commentaires me font plaisir, à chaque fois !
Je suis toujours reconnaissante lorsque je découvre l'un de vos messages, car je sais que cela prend du temps et que ce n'est pas forcément une démarche "naturelle", même si l'on a apprécié un article... Moi-même, j'aimerais commenter beaucoup plus les blogs que j'aime.
Vous êtes également un certain nombre à m'envoyer un message privé (blogaladouce@gmail.com), pour me féliciter, poser des questions, ou me parler de votre expérience... Vous pouvez continuer, j'adore ça !
Sans être spécialement accro aux statistiques, je m'informe et je sais donc que vous êtes nombreux à me lire (allez, juste un chiffre : 13031 visites en tout, à l'heure où j'écris) et, bien sûr, cela me fait chaud au coeur.
Ce blog m'a beaucoup apporté, de manière tout à fait concrète et non plus seulement virtuelle : de belles rencontres, des échanges fructueux, et de bien jolies perspectives d'avenir...
Voilà... Depuis bientôt 6 mois (déjà !) et mon premier billet, j'ai l'impression de me rendre utile en me faisant plaisir. Quelle chance !
Je crois bien qu'avoir créé ce blog est la meilleure idée que j'ai eu cette année.
Alors, à vous tous qui suivez nos aventures, bien sincèrement : MERCI !
Thèmes :
Au quotidien
18 novembre 2010
16 novembre 2010
De chouettes progrès
Mon Alexandre (14 mois) est en plein "boom" dans tous les domaines.
Il marche... presque, et continue inlassablement à explorer ses limites sur le plan de la motricité, sous notre regard bienveillant mais attentif.

Le langage se met en place, avec une volonté qui m'épate !
Cent fois par jour, il pointe un objet du doigt ("l'est là") et attend que nous lui en donnions le nom.
Nos échanges avec lui sont de plus en plus riches et construits, et je suis souvent attendrie de sa capacité à se faire parfaitement comprendre (à l'aide de mots, d'onomatopées et des expressions sur son visage, mais finalement très peu par signes).
Hier, par exemple, il a su me "dire" qu'il aimerait aller voir les chèvres au parc, qu'il voulait du maïs au déjeuner, et qu'il avait besoin de se moucher...
Ses progrès sur le plan de l'autonomie sont étonnants.
Il mange seul à la cuillère à présent, et gare aux oreilles de celui qui se proposera pour l'aider !

Il veut être actif pour son habillage et son déshabillage (enlève seul ses chaussons, chaussettes et pantalon), se lave et se coiffe, aussi, avec un peu d'aide, manifestant très clairement son plaisir et sa satisfaction.
J'adore observer son beau sourire lorsqu'il réussit une tâche qui lui résistait jusque-là !
Enfin, je suis frappée de constater à quel point la capacité de concentration d'Alexandre a grandi, ainsi que la précision de ses gestes.
Il y a quelques semaines (trois peut-être), je lui avais présenté une activité consistant à mettre des pommes de pin dans une boîte à oeufs.
Ses tentatives n'étaient guère couronnées de succès car il tentait de mettre plusieurs pommes de pin dans un même trou. Devant ses manifestations de frustration j'avais retiré l'activité, pour finalement la lui reproposer hier.
Lors de ce second essai, il s'est exécuté avec beaucoup de maîtrise et sans hésitation aucune.



De la même manière, mettre des crayons dans un pot (activité à sa disposition depuis longtemps) ne lui pose plus aucune difficulté.


Quel grand bonheur pour nous de l'observer !
Il marche... presque, et continue inlassablement à explorer ses limites sur le plan de la motricité, sous notre regard bienveillant mais attentif.

Le langage se met en place, avec une volonté qui m'épate !
Cent fois par jour, il pointe un objet du doigt ("l'est là") et attend que nous lui en donnions le nom.
Nos échanges avec lui sont de plus en plus riches et construits, et je suis souvent attendrie de sa capacité à se faire parfaitement comprendre (à l'aide de mots, d'onomatopées et des expressions sur son visage, mais finalement très peu par signes).
Hier, par exemple, il a su me "dire" qu'il aimerait aller voir les chèvres au parc, qu'il voulait du maïs au déjeuner, et qu'il avait besoin de se moucher...
Ses progrès sur le plan de l'autonomie sont étonnants.
Il mange seul à la cuillère à présent, et gare aux oreilles de celui qui se proposera pour l'aider !

Il veut être actif pour son habillage et son déshabillage (enlève seul ses chaussons, chaussettes et pantalon), se lave et se coiffe, aussi, avec un peu d'aide, manifestant très clairement son plaisir et sa satisfaction.
J'adore observer son beau sourire lorsqu'il réussit une tâche qui lui résistait jusque-là !
Enfin, je suis frappée de constater à quel point la capacité de concentration d'Alexandre a grandi, ainsi que la précision de ses gestes.
Il y a quelques semaines (trois peut-être), je lui avais présenté une activité consistant à mettre des pommes de pin dans une boîte à oeufs.
Ses tentatives n'étaient guère couronnées de succès car il tentait de mettre plusieurs pommes de pin dans un même trou. Devant ses manifestations de frustration j'avais retiré l'activité, pour finalement la lui reproposer hier.
Lors de ce second essai, il s'est exécuté avec beaucoup de maîtrise et sans hésitation aucune.



De la même manière, mettre des crayons dans un pot (activité à sa disposition depuis longtemps) ne lui pose plus aucune difficulté.


Quel grand bonheur pour nous de l'observer !
Thèmes :
1-2 ans,
Activités,
Au quotidien,
Jeux/jouets,
Montessori
27 octobre 2010
12 octobre 2010
Réflexions autour de l'école à la maison
Faire l'école à la maison... Voilà un sujet qui revient inlassablement dans mes réflexions.
Nous l'avons longuement envisagé, toute l'année dernière... sans franchir le pas finalement, puisqu'Emma va à l'école (elle n'a que 3 ans mais ici, comme à peu près partout ailleurs, tous les enfants de 3 ans sont scolarisés).
Avoir trouvé cette école Montessori tout près de chez nous a coupé court à nos tergiversations. Pour le moment...
C'est une question compliquée pour moi.
Intellectuellement, et pour m'être largement documentée sur le sujet, je suis convaincue de la supériorité de ce mode d'instruction, sur bien des plans.
Je n'ai aucun doute sur le fait que ce choix puisse apporter à un enfant une joie et un épanouissement profonds.
De plus, même si c'est peut-être idiot de le formuler ainsi, je trouve que notre famille a le "profil" : mère au foyer épanouie, dont les passions tournent autour de l'éducation et de la pédagogie, père hyper impliqué qui en fait largement sa part, non-violent dans l'âme et très intuitif de surcroît (là où j'ai besoin, moi, de beaucoup théoriser), enfants habitués à être écoutés et "considérés".
Le regard des autres ne me fait pas peur. J'assume facilement et assez naturellement mes choix, à partir du moment où je suis convaincue qu'ils sont les meilleurs pour ma famille.
Tout l'aspect "socialisation", dont on nous rebat les oreilles, ne m'effraie pas du tout non plus.
En bref, je me sens capable. Sauf que... deux problèmes, que je juge conséquents, me freine pour l'instant totalement.
Le premier problème, c'est celui de mon besoin vital d'avoir du temps, chaque jour, pour mes projets, mes réflexions et mes plaisirs, du temps où je me sente totalement "déchargée" de mes enfants.
Je ne sais pas si je suis la seule (sans doute pas), mais je trouve très difficile de m'occuper autant d'eux. C'est ce que j'aime, ce que je veux, mais cela m'épuise, littéralement.
Je l'avoue très humblement, je suis le plus souvent soulagée de confier Emma (à la garderie, à l'école, à ses grands-parents) parce que je sais que je vais pouvoir souffler un peu.
Le second problème, c'est celui de la différence d'âge entre les enfants.
Il est fréquent que je ne puisse travailler avec Emma, tout simplement parce que son petit frère a décidé qu'il ne dormirait pas ce jour-là. Ou bien que la séance soit interrompue au pire moment parce qu'il se réveille...
Le problème se posera tant qu'Alexandre ne sera pas en âge de travailler avec nous. Et se reposera avec l'arrivée éventuelle d'un petit troisième...
Je suis très preneuse de vos réflexions, expériences, conseils éventuels, sur ces questions, que vous fassiez l'école à la maison... ou pas !
Nous l'avons longuement envisagé, toute l'année dernière... sans franchir le pas finalement, puisqu'Emma va à l'école (elle n'a que 3 ans mais ici, comme à peu près partout ailleurs, tous les enfants de 3 ans sont scolarisés).
Avoir trouvé cette école Montessori tout près de chez nous a coupé court à nos tergiversations. Pour le moment...
C'est une question compliquée pour moi.
Intellectuellement, et pour m'être largement documentée sur le sujet, je suis convaincue de la supériorité de ce mode d'instruction, sur bien des plans.
Je n'ai aucun doute sur le fait que ce choix puisse apporter à un enfant une joie et un épanouissement profonds.
De plus, même si c'est peut-être idiot de le formuler ainsi, je trouve que notre famille a le "profil" : mère au foyer épanouie, dont les passions tournent autour de l'éducation et de la pédagogie, père hyper impliqué qui en fait largement sa part, non-violent dans l'âme et très intuitif de surcroît (là où j'ai besoin, moi, de beaucoup théoriser), enfants habitués à être écoutés et "considérés".
Le regard des autres ne me fait pas peur. J'assume facilement et assez naturellement mes choix, à partir du moment où je suis convaincue qu'ils sont les meilleurs pour ma famille.
Tout l'aspect "socialisation", dont on nous rebat les oreilles, ne m'effraie pas du tout non plus.
En bref, je me sens capable. Sauf que... deux problèmes, que je juge conséquents, me freine pour l'instant totalement.
Le premier problème, c'est celui de mon besoin vital d'avoir du temps, chaque jour, pour mes projets, mes réflexions et mes plaisirs, du temps où je me sente totalement "déchargée" de mes enfants.
Je ne sais pas si je suis la seule (sans doute pas), mais je trouve très difficile de m'occuper autant d'eux. C'est ce que j'aime, ce que je veux, mais cela m'épuise, littéralement.
Je l'avoue très humblement, je suis le plus souvent soulagée de confier Emma (à la garderie, à l'école, à ses grands-parents) parce que je sais que je vais pouvoir souffler un peu.
Le second problème, c'est celui de la différence d'âge entre les enfants.
Il est fréquent que je ne puisse travailler avec Emma, tout simplement parce que son petit frère a décidé qu'il ne dormirait pas ce jour-là. Ou bien que la séance soit interrompue au pire moment parce qu'il se réveille...
Le problème se posera tant qu'Alexandre ne sera pas en âge de travailler avec nous. Et se reposera avec l'arrivée éventuelle d'un petit troisième...
Je suis très preneuse de vos réflexions, expériences, conseils éventuels, sur ces questions, que vous fassiez l'école à la maison... ou pas !
Thèmes :
Au quotidien
9 octobre 2010
Grandeur nature
Il y a quelques temps, Emma et son papi ont travaillé à l'aménagement d'un coin de notre jardin, où nous souhaitons avoir de la pelouse.
La puce a participé très activement !
Tout d'abord en semant le gazon à tout vent :




Puis en passant méthodiquement le rouleau afin de tasser la terre :


Après ce beau travail, nous avions dignement fêté les anniversaires tout récents :



Et voilà le résultat, aujourd'hui, après 3 semaines d'un régime pluie/soleil idéal :


Quelle fierté et quel plaisir d'admirer ce vert tendre !
La puce a participé très activement !
Tout d'abord en semant le gazon à tout vent :




Puis en passant méthodiquement le rouleau afin de tasser la terre :


Après ce beau travail, nous avions dignement fêté les anniversaires tout récents :



Et voilà le résultat, aujourd'hui, après 3 semaines d'un régime pluie/soleil idéal :


Quelle fierté et quel plaisir d'admirer ce vert tendre !
Thèmes :
Au quotidien,
Nature
4 octobre 2010
1 octobre 2010
Gérer son sommeil

Dans une étude assez récente, il était demandé à de futurs parents ayant déjà un ou plusieurs enfants, ce qu'ils redoutaient le plus avec la venue de ce nouveau bébé.
Les deux réponses majoritairement données avaient été :
1. Les nuits
2. Le Terrible Two
Pour les réveils nocturnes, bien qu'il y ait certainement des pistes à creuser (Elizabeth Pantley se livre à l'exercice dans son ouvrage Un sommeil paisible et sans pleurs : Aider en douceur son bébé à dormir toute la nuit), je crois fermement que la solution-miracle n'existe pas, et qu'il revient à chaque famille de trouver (et de réinventer souvent...) ses propres solutions "acceptables".
En revanche, pour le coucher, je suis convaincue qu'il est possible de gagner énormément en sérénité, tout simplement en laissant l'enfant gérer seul ses temps de repos.
Tout comme dans le fait de le laisser se nourrir librement, cette démarche a pour objectif de ne pas couper l'enfant des manifestations de son besoin intérieur, c'est-à-dire des signaux que lui envoie son corps et qu'il est le seul à ressentir.
Concrètement chez nous, Emma n'est pas forcée de se coucher, ni bien sûr de dormir.
D'ailleurs, sauf à recourir à l'usage de somnifères (ou de coups derrière la tête...), je ne vois toujours pas comment nous pourrions l'y obliger !
Elle a abandonné la sieste à l'âge de 20 mois, en gérant très bien son état de fatigue jusqu'au soir. Cela m'a beaucoup surprise, et j'ai même été tentée - je l'avoue - de l'obliger à s'allonger après le déjeuner.
Elle s'est rebellée avec tellement de vigueur que j'ai vite abandonné l'idée !
Le soir, nous décidons conjointement (elle et nous) du moment où elle va monter dans sa chambre.
Après un rituel du coucher raisonnablement long, nous la laissons libre de vaquer à ses occupations : jouer, lire, faire pipi 3 fois, remplir son gobelet d'eau 5 fois... ou dormir, pourquoi pas.
Les règles existent, elles sont simples :
- Elle ne doit pas redescendre pour respecter notre besoin de tranquillité.
- Elle ne doit pas faire trop de bruit pour respecter le sommeil de son frère.
Il ne faut pas se leurrer. Un enfant laissé libre de gérer son sommeil va inévitablement, à un moment ou à un autre, chercher à "se tester" et à dépasser ses limites.
Je ne pense pas que cela soit un problème. En fait, j'y vois même une belle opportunité d'apprentissage, un pas de plus vers la connaissance de soi.
Alexandre sait également très bien manifester son besoin de sommeil (depuis peu, en signant "au revoir"). Il va lui-même jusqu'à son lit puis nous l'accompagnons dans sa phase d'endormissement, simplement.
Evidemment, le concept de "lit bas" cher à Maria Montessori prend ici tout son sens.
Thèmes :
Au quotidien,
Education non-violente
28 septembre 2010
Notre petite routine
Ce matin, j'ai envie de vous parler de la façon dont nous organisons nos journées.
Depuis la rentrée d'Emma, je suis heureuse de constater qu'un certain équilibre s'installe dans notre rythme quotidien.
En semaine, les enfants et moi nous levons vers 7h30. Cela nous laisse beaucoup de temps pour nous préparer, et c'est indispensable.
Le papa est déjà parti au travail.
Entre 9h et midi, Emma est à l'école (sauf le mercredi). Elle s'adapte bien, commence à investir vraiment le matériel, et donc à sortir un peu de sa - coutumière - phase d'observation.
Alexandre redort en général une petite heure à la maison. C'est mon moment à moi, celui pendant lequel je blogue, lis, bricole, sans même un regard ou une pensée pour les tâches ménagères en attente... Le reste de la matinée est occupé à jouer, regarder des livres (beaucoup ! cela doit être de famille) et, souvent, sortir pour une courte ballade.
Nous allons ensuite chercher Emma à l'école. Je la retrouve en train de gambader dans l'herbe, souvent main dans la main avec un autre enfant : j'adore ce moment !
Sa maîtresse ne manque jamais de me dire quel nouveau matériel elle lui a présenté, ce qui fait mon bonheur, bien sûr, car cela me permet de suivre de près son évolution et de rester cohérente dans ce que je lui propose à la maison.
Nous saluons la chèvre, les poneys et les chevaux, sans faute !
Nous déjeunons vers 13h.
Puis les enfants jouent pendant que je remets un peu d'ordre.
Alexandre redort, le plus souvent, entre 14h30 et 16h.
Je partage alors avec Emma - qui ne fait plus la sieste depuis ses 20 mois... - un temps de travail dans la salle d'activités (il faut vraiment que je vous la présente !), entre plateaux, arts plastiques et lectures... J'essaie de lui proposer deux ou trois nouvelles activités (Montessori ou non) par semaine.
Parfois aussi, nous cuisinons ou sommes au jardin.
Nous goûtons vers 16h.
Ensuite nous sommes dehors, bien souvent en promenade dans notre village.
Si je prévois une sortie plus longue ou une visite chez des amis, nous partons après le déjeuner et Alexandre se repose dans la voiture.
Vers 18h30 vient le temps du bain et des massages.
Le papa rentre à 19h et profite des enfants (et eux de lui !) jusqu'au dîner.
A 21h, en général, les deux loulous sont couchés. Nous partageons les corvées en papotant... souvent jusqu'à 22h, début de notre "soirée de grands".
Le samedi, le papa prend énormément les enfants en charge, pendant que je travaille à recharger mes batteries et mon réservoir affectif...
Le dimanche, nous sommes presque toujours en famille ou entre amis, chez nous ou bien à l'extérieur.
Une vraie petite vie toute simple, quoi !
Depuis la rentrée d'Emma, je suis heureuse de constater qu'un certain équilibre s'installe dans notre rythme quotidien.
En semaine, les enfants et moi nous levons vers 7h30. Cela nous laisse beaucoup de temps pour nous préparer, et c'est indispensable.
Le papa est déjà parti au travail.
Entre 9h et midi, Emma est à l'école (sauf le mercredi). Elle s'adapte bien, commence à investir vraiment le matériel, et donc à sortir un peu de sa - coutumière - phase d'observation.
Alexandre redort en général une petite heure à la maison. C'est mon moment à moi, celui pendant lequel je blogue, lis, bricole, sans même un regard ou une pensée pour les tâches ménagères en attente... Le reste de la matinée est occupé à jouer, regarder des livres (beaucoup ! cela doit être de famille) et, souvent, sortir pour une courte ballade.
Nous allons ensuite chercher Emma à l'école. Je la retrouve en train de gambader dans l'herbe, souvent main dans la main avec un autre enfant : j'adore ce moment !
Sa maîtresse ne manque jamais de me dire quel nouveau matériel elle lui a présenté, ce qui fait mon bonheur, bien sûr, car cela me permet de suivre de près son évolution et de rester cohérente dans ce que je lui propose à la maison.
Nous saluons la chèvre, les poneys et les chevaux, sans faute !
Nous déjeunons vers 13h.
Puis les enfants jouent pendant que je remets un peu d'ordre.
Alexandre redort, le plus souvent, entre 14h30 et 16h.
Je partage alors avec Emma - qui ne fait plus la sieste depuis ses 20 mois... - un temps de travail dans la salle d'activités (il faut vraiment que je vous la présente !), entre plateaux, arts plastiques et lectures... J'essaie de lui proposer deux ou trois nouvelles activités (Montessori ou non) par semaine.
Parfois aussi, nous cuisinons ou sommes au jardin.
Nous goûtons vers 16h.
Ensuite nous sommes dehors, bien souvent en promenade dans notre village.
Si je prévois une sortie plus longue ou une visite chez des amis, nous partons après le déjeuner et Alexandre se repose dans la voiture.
Vers 18h30 vient le temps du bain et des massages.
Le papa rentre à 19h et profite des enfants (et eux de lui !) jusqu'au dîner.
A 21h, en général, les deux loulous sont couchés. Nous partageons les corvées en papotant... souvent jusqu'à 22h, début de notre "soirée de grands".
Le samedi, le papa prend énormément les enfants en charge, pendant que je travaille à recharger mes batteries et mon réservoir affectif...
Le dimanche, nous sommes presque toujours en famille ou entre amis, chez nous ou bien à l'extérieur.
Une vraie petite vie toute simple, quoi !
Thèmes :
Au quotidien
18 septembre 2010
"Non !" ou le Terrible Two
Entre 18 mois et 3 ans (râtissons large...), l'écrasante majorité des enfants passe par une phase dite "d'opposition", qui peut se manifester de différentes manières. Elle est notamment fonction du caractère de l'enfant, de la survenue potentielle d'événements particuliers (changements importants dans la vie de l'enfant : déménagement, naissance, deuil, etc.), et de l'attitude des adultes qui l'accompagnent durant cette période.
Dans le cas d'Emma, ces phases d'opposition sont revenues (j'emploie le passé... et je touche du bois !) cycliquement, avec des pics qui ont parfois mis nos nerfs à rude épreuve.
Il est évident que cette période représente un grand défi pour les parents.
Elle est aussi, sans doute, la première vraie occasion de nous demander quel type d'éducation nous souhaitons pour nos enfants. Car il va s'agir de se positionner, quelque part entre laxisme et autoritarisme...
Voici ce que dit le Docteur Fitzhugh Dodson, dans son livre Tout se joue avant 6 ans, de cette période qu'il nomme la première adolescence :
"Le développement de l'enfant n'est pas un chemin égal et régulier conduisant à un comportement plus mûr à mesure qu'il grandit. Au contraire, la croissance et le développement d'un enfant passent par des périodes d'équilibre suivies de périodes de déséquilibre. Par exemple, le stade des premiers pas est une période d'équilibre, suivi du stade de la "première adolescence" (de deux à trois ans environ), qui est une période de déséquilibre. Puis vient le stade des trois ans qui est une période d'équilibre, puis vers quatre ans, c'est de nouveau le déséquilibre. Ensuite, à cinq ans environ, survient une nouvelle période d'équilibre.
[...]
La première adolescence est un stade de transition. La première transition que nous rencontrons dans la croissance de l'enfant. Je l'ai appelée "première adolescence" à cause de sa ressemblance frappante avec la véritable adolescence, entre treize et dix-neuf ans (et que nous pouvons appeler "seconde adolescence").
[...]
Ces étapes, faites d'orages et de tension, l'une comme l'autre, impliquent négation et rébellion.
Il est très important que les parents saisissent les aspects positifs de ce stade que nous avons appelé déséquilibre. Les parents qui ont déjà l'expérience de cette étape chez leurs enfants l'appellent "l'année terrible" et la redoutent. Mais voyons la chose d'un oeil neuf : prenons un enfant de seize à dix-huit mois. C'est encore un bébé. Comment la nature peut-elle en faire un "trois ans" dont la personnalité ait la maturité caractéristique de l'enfant par rapport au bébé ? Notre mère Nature ne peut opérer ce changement qu'en brisant les principes d'équilibre qu'il avait atteints. C'est pourquoi, quand notre plus jeune fils se mit à crier bien fort "non, non !" à vingt mois, nous comprimes que les principes de son équilibre de bébé étaient en train de céder.
Malgré les difficultés que l'attitude négative et d'opposition de votre "deux ans" vous causeront, rappelez-vous qu'il s'agit vraiment d'une phase positive de son développement, sans laquelle il resterait figé dans l'équilibre du bébé.
[...]
Si vous regardez au-delà des épreuves quotidiennes, vous devez comprendre que votre enfant est en train de découvrir son individualité en opposition au conformisme social.
Rappelez-vous qu'un nouveau-né n'a pas la conscience du "Moi". Il lui faut un certain temps avant d'apprendre à distinguer le "Moi" du "Non-Moi" que représente son univers. Le stade de développement dont nous parlons est le premier au cours duquel votre enfant acquiert vraiment le sens de sa personnalité unique. Et l'une des choses qu'il doit nécessairement faire pour établir le sentiment de son identité est de s'opposer à ses parents, en prenant une attitude négative. Pour qu'il puisse définir qui il est et ce qu'il désire, il faut qu'il passe par une phase de négation et de défi.
En d'autres termes, la prise de conscience de soi négative fait partie de la lutte menée à cet âge pour la prise de conscience de soi positive.
[...]
Donc la tâche nouvelle assignée à l'enfant pendant ce stade de développement est d'acquérir fermement le sens de son individualité, le sens profond de ce qu'il est."
Cette étape est donc normale et saine. Un enfant de cet âge n'agit pas contre ses parents, mais pour satisfaire les lois de son développement.
Je trouve particulièrement important et aidant de le comprendre, parce que cela permet de relativiser (dans les moments d'accalmie...), mais aussi d'éviter le piège de l'excès d'autorité, par peur du spectre du "syndrome de l'enfant-roi".
Et puis, si l'on y réfléchit, la capacité à s'affirmer et à faire des choix pour soi-même, la confiance en soi et en ses capacités, sont des aspects très positifs d'une personnalité. C'est en partie ce qui se joue durant cette période, et nous avons certainement grand intérêt à ne pas trop les brider (et même à les valoriser !) chez nos enfants.
Malheureusement, si en prendre conscience est essentiel, cela reste bien insuffisant pour échapper, pendant cette période critique, à la crise de nerfs quotidienne...
Puisque nous semblons en être sortis (...), je peux tenter un résumé de ce qui a plutôt bien fonctionné chez nous.
Je précise tout de suite qu'il n'y a pas (évidemment et heureusement ?!!) de recette miracle face à un enfant qui s'oppose quasi systématiquement, et que vos meilleures armes resteront toujours la patience, la créativité, l'adaptabilité et... le repos !
Le proverbe africain "Il faut tout un village pour élever un enfant" n'est sans doute jamais aussi vrai que durant cette période... Alors déléguez, passez le relais dès que possible (famille, amis, garderie...), isolez-vous un moment si vous sentez que vous allez craquer... sans culpabiliser !
C'est vraiment vital pour tout le monde.
Un enfant de cet âge veut faire par lui-même et comprendre le monde qui l'entoure, à commencer par ce qui se joue dans sa propre maison. Si ce n'est déjà fait, c'est donc le moment idéal pour préparer son environnement afin de lui laisser un maximum d'autonomie.
Il faudra ensuite adapter notre attitude face à ce désir d'indépendance. Accompagner l'enfant dans cette recherche, c'est lui apprendre à son rythme, avec des gestes lents que l'on répète autant de fois que nécessaire pour qu'il les absorbe, c'est aussi accueillir les inévitables manifestations de frustration et de grosse colère.
C'est une étape délicate pour l'enfant, car il se trouve dans un état de grande instabilité. A cet égard, il a besoin de notre empathie et de notre compréhension. Ecouter sa demande, verbale ou non (lui offrir du soutien s'il le souhaite, mais savoir aussi le laisser gérer une situation difficile ou dépasser un état de colère tout seul), c'est le respecter vraiment.
Une chose essentielle pour moi a été de parvenir à ne plus "rien" attendre d'Emma, à accepter de simplement vivre à son rythme en m'adaptant autant que possible à ses besoins fluctuants... Cela peut paraître compliqué ou même stupide, mais en réalité quel soulagement ! Ne rien planifier vraiment, ne rien attendre concrètement m'a permis de ne pas être déçue et de ne pas (trop) lui en vouloir...
De manière générale, un bon "truc" est de laisser le temps à l'enfant d'être prêt... Pour cela, le prévenir très longtemps à l'avance (qu'il va falloir sortir, s'habiller, changer la couche, etc.), en lui disant bien "quand tu seras prêt". Et, ensuite, le lui répéter plusieurs fois en ajoutant éventuellement "es-tu prêt maintenant ?".
Il va aussi vous falloir réfléchir à la question des limites... Lorsque tout devient potentiellement matière à conflit, il peut être judicieux de revoir ses prétentions à la baisse, en adoptant une souplesse libératrice pour tout le monde !
Par exemple, dans notre cas, les seules limites que nous avons identifiées comme "immuables" sont celles concernant la sécurité (attacher sa ceinture en voiture, ne pas toucher aux prises de courant...), la santé (prendre ses médicaments, brosser ses dents...), ainsi que le respect de l'intégrité et des besoins d'autrui (ne pas taper, attendre son tour sans hurler d'impatience...). Ce sont aussi, d'ailleurs, les seules occasions où nous nous autorisions à recourir à la force physique.
Toutes les autres limites ont été - et sont toujours, dans une certaine mesure - flexibles et négociables, adaptables au seuil de tolérance de chacun, lui aussi fluctuant... L'objectif étant de trouver, autant que possible, des solutions "gagnant/gagnant" (concept développé entre autres par Thomas Gordon dans son livre Parents efficaces).
Les enfants apprennent essentiellement par imitation, et leur comportement est bien souvent le reflet de la façon dont ils sont traités. Avec un petit dont les mots préférés sont "non !" et "pas !", il peut être pertinent de réfléchir à notre propre façon de communiquer...
Faites un test : essayez, pendant toute une journée, de vous abstenir de dire non à votre enfant, et de présenter vos demandes sur un mode positif :
- "Oui, tu aimerais jouer avec moi. Ce sera possible dès que j'aurais fini de préparer le repas."
- " Je suis d'accord, c'est très énervant de devoir arrêter de jouer pour aller chez le médecin... C'est important pour ta santé, nous n'avons pas le choix. Mais ensuite, nous prendrons un bon goûter !"
- "Le four est brûlant, tu pourrais te faire très mal si tu y touches. Regarde ce nouveau livre ! Veux-tu que nous le lisions ensemble ?"
Essayez... Si vous êtes comme moi, vous allez en tirer des conclusions... intéressantes.
L'avantage avec un enfant de cet âge, c'est que le jeu et le plaisir sont des arguments puissants. Pour sortir d'une situation conflictuelle, chantez, riez, chahutez... cela détendra tout le monde !
Abusez aussi du pouvoir des questions fermées. Puisque votre enfant entend affirmer sa volonté, laissez-le faire des choix... mais limités : "Est-ce que tu veux te coiffer ici ou dans la salle de bains ?" (et non pas "Tu viens te coiffer ?"), "Est-ce que tu préfères mettre cette robe ou ce pantalon ?" (et non pas "Est-ce que tu veux bien t'habiller ?"), etc.
Pour tous les moments devenus délicats à négocier (change, toilette, habillage...), vous pouvez prévoir de lui donner à manipuler un objet très intéressant, quelque chose auquel il n'a pas accès le reste du temps par exemple. Et, bien sûr, toujours lui proposer d'abord de faire par lui-même...
Voilà, je pense mettre assez étendue sur le sujet. Je vous souhaite sincèrement bon courage avec votre "deuzans"...
Quant à moi, j'attends la suite avec le prochain numéro...!
Dans le cas d'Emma, ces phases d'opposition sont revenues (j'emploie le passé... et je touche du bois !) cycliquement, avec des pics qui ont parfois mis nos nerfs à rude épreuve.
Il est évident que cette période représente un grand défi pour les parents.
Elle est aussi, sans doute, la première vraie occasion de nous demander quel type d'éducation nous souhaitons pour nos enfants. Car il va s'agir de se positionner, quelque part entre laxisme et autoritarisme...
Voici ce que dit le Docteur Fitzhugh Dodson, dans son livre Tout se joue avant 6 ans, de cette période qu'il nomme la première adolescence :
"Le développement de l'enfant n'est pas un chemin égal et régulier conduisant à un comportement plus mûr à mesure qu'il grandit. Au contraire, la croissance et le développement d'un enfant passent par des périodes d'équilibre suivies de périodes de déséquilibre. Par exemple, le stade des premiers pas est une période d'équilibre, suivi du stade de la "première adolescence" (de deux à trois ans environ), qui est une période de déséquilibre. Puis vient le stade des trois ans qui est une période d'équilibre, puis vers quatre ans, c'est de nouveau le déséquilibre. Ensuite, à cinq ans environ, survient une nouvelle période d'équilibre.
[...]
La première adolescence est un stade de transition. La première transition que nous rencontrons dans la croissance de l'enfant. Je l'ai appelée "première adolescence" à cause de sa ressemblance frappante avec la véritable adolescence, entre treize et dix-neuf ans (et que nous pouvons appeler "seconde adolescence").
[...]
Ces étapes, faites d'orages et de tension, l'une comme l'autre, impliquent négation et rébellion.
Il est très important que les parents saisissent les aspects positifs de ce stade que nous avons appelé déséquilibre. Les parents qui ont déjà l'expérience de cette étape chez leurs enfants l'appellent "l'année terrible" et la redoutent. Mais voyons la chose d'un oeil neuf : prenons un enfant de seize à dix-huit mois. C'est encore un bébé. Comment la nature peut-elle en faire un "trois ans" dont la personnalité ait la maturité caractéristique de l'enfant par rapport au bébé ? Notre mère Nature ne peut opérer ce changement qu'en brisant les principes d'équilibre qu'il avait atteints. C'est pourquoi, quand notre plus jeune fils se mit à crier bien fort "non, non !" à vingt mois, nous comprimes que les principes de son équilibre de bébé étaient en train de céder.
Malgré les difficultés que l'attitude négative et d'opposition de votre "deux ans" vous causeront, rappelez-vous qu'il s'agit vraiment d'une phase positive de son développement, sans laquelle il resterait figé dans l'équilibre du bébé.
[...]
Si vous regardez au-delà des épreuves quotidiennes, vous devez comprendre que votre enfant est en train de découvrir son individualité en opposition au conformisme social.
Rappelez-vous qu'un nouveau-né n'a pas la conscience du "Moi". Il lui faut un certain temps avant d'apprendre à distinguer le "Moi" du "Non-Moi" que représente son univers. Le stade de développement dont nous parlons est le premier au cours duquel votre enfant acquiert vraiment le sens de sa personnalité unique. Et l'une des choses qu'il doit nécessairement faire pour établir le sentiment de son identité est de s'opposer à ses parents, en prenant une attitude négative. Pour qu'il puisse définir qui il est et ce qu'il désire, il faut qu'il passe par une phase de négation et de défi.
En d'autres termes, la prise de conscience de soi négative fait partie de la lutte menée à cet âge pour la prise de conscience de soi positive.
[...]
Donc la tâche nouvelle assignée à l'enfant pendant ce stade de développement est d'acquérir fermement le sens de son individualité, le sens profond de ce qu'il est."
Cette étape est donc normale et saine. Un enfant de cet âge n'agit pas contre ses parents, mais pour satisfaire les lois de son développement.
Je trouve particulièrement important et aidant de le comprendre, parce que cela permet de relativiser (dans les moments d'accalmie...), mais aussi d'éviter le piège de l'excès d'autorité, par peur du spectre du "syndrome de l'enfant-roi".
Et puis, si l'on y réfléchit, la capacité à s'affirmer et à faire des choix pour soi-même, la confiance en soi et en ses capacités, sont des aspects très positifs d'une personnalité. C'est en partie ce qui se joue durant cette période, et nous avons certainement grand intérêt à ne pas trop les brider (et même à les valoriser !) chez nos enfants.
Malheureusement, si en prendre conscience est essentiel, cela reste bien insuffisant pour échapper, pendant cette période critique, à la crise de nerfs quotidienne...
Puisque nous semblons en être sortis (...), je peux tenter un résumé de ce qui a plutôt bien fonctionné chez nous.
Je précise tout de suite qu'il n'y a pas (évidemment et heureusement ?!!) de recette miracle face à un enfant qui s'oppose quasi systématiquement, et que vos meilleures armes resteront toujours la patience, la créativité, l'adaptabilité et... le repos !
Le proverbe africain "Il faut tout un village pour élever un enfant" n'est sans doute jamais aussi vrai que durant cette période... Alors déléguez, passez le relais dès que possible (famille, amis, garderie...), isolez-vous un moment si vous sentez que vous allez craquer... sans culpabiliser !
C'est vraiment vital pour tout le monde.
Un enfant de cet âge veut faire par lui-même et comprendre le monde qui l'entoure, à commencer par ce qui se joue dans sa propre maison. Si ce n'est déjà fait, c'est donc le moment idéal pour préparer son environnement afin de lui laisser un maximum d'autonomie.
Il faudra ensuite adapter notre attitude face à ce désir d'indépendance. Accompagner l'enfant dans cette recherche, c'est lui apprendre à son rythme, avec des gestes lents que l'on répète autant de fois que nécessaire pour qu'il les absorbe, c'est aussi accueillir les inévitables manifestations de frustration et de grosse colère.
C'est une étape délicate pour l'enfant, car il se trouve dans un état de grande instabilité. A cet égard, il a besoin de notre empathie et de notre compréhension. Ecouter sa demande, verbale ou non (lui offrir du soutien s'il le souhaite, mais savoir aussi le laisser gérer une situation difficile ou dépasser un état de colère tout seul), c'est le respecter vraiment.
Une chose essentielle pour moi a été de parvenir à ne plus "rien" attendre d'Emma, à accepter de simplement vivre à son rythme en m'adaptant autant que possible à ses besoins fluctuants... Cela peut paraître compliqué ou même stupide, mais en réalité quel soulagement ! Ne rien planifier vraiment, ne rien attendre concrètement m'a permis de ne pas être déçue et de ne pas (trop) lui en vouloir...
De manière générale, un bon "truc" est de laisser le temps à l'enfant d'être prêt... Pour cela, le prévenir très longtemps à l'avance (qu'il va falloir sortir, s'habiller, changer la couche, etc.), en lui disant bien "quand tu seras prêt". Et, ensuite, le lui répéter plusieurs fois en ajoutant éventuellement "es-tu prêt maintenant ?".
Il va aussi vous falloir réfléchir à la question des limites... Lorsque tout devient potentiellement matière à conflit, il peut être judicieux de revoir ses prétentions à la baisse, en adoptant une souplesse libératrice pour tout le monde !
Par exemple, dans notre cas, les seules limites que nous avons identifiées comme "immuables" sont celles concernant la sécurité (attacher sa ceinture en voiture, ne pas toucher aux prises de courant...), la santé (prendre ses médicaments, brosser ses dents...), ainsi que le respect de l'intégrité et des besoins d'autrui (ne pas taper, attendre son tour sans hurler d'impatience...). Ce sont aussi, d'ailleurs, les seules occasions où nous nous autorisions à recourir à la force physique.
Toutes les autres limites ont été - et sont toujours, dans une certaine mesure - flexibles et négociables, adaptables au seuil de tolérance de chacun, lui aussi fluctuant... L'objectif étant de trouver, autant que possible, des solutions "gagnant/gagnant" (concept développé entre autres par Thomas Gordon dans son livre Parents efficaces).
Les enfants apprennent essentiellement par imitation, et leur comportement est bien souvent le reflet de la façon dont ils sont traités. Avec un petit dont les mots préférés sont "non !" et "pas !", il peut être pertinent de réfléchir à notre propre façon de communiquer...
Faites un test : essayez, pendant toute une journée, de vous abstenir de dire non à votre enfant, et de présenter vos demandes sur un mode positif :
- "Oui, tu aimerais jouer avec moi. Ce sera possible dès que j'aurais fini de préparer le repas."
- " Je suis d'accord, c'est très énervant de devoir arrêter de jouer pour aller chez le médecin... C'est important pour ta santé, nous n'avons pas le choix. Mais ensuite, nous prendrons un bon goûter !"
- "Le four est brûlant, tu pourrais te faire très mal si tu y touches. Regarde ce nouveau livre ! Veux-tu que nous le lisions ensemble ?"
Essayez... Si vous êtes comme moi, vous allez en tirer des conclusions... intéressantes.
L'avantage avec un enfant de cet âge, c'est que le jeu et le plaisir sont des arguments puissants. Pour sortir d'une situation conflictuelle, chantez, riez, chahutez... cela détendra tout le monde !
Abusez aussi du pouvoir des questions fermées. Puisque votre enfant entend affirmer sa volonté, laissez-le faire des choix... mais limités : "Est-ce que tu veux te coiffer ici ou dans la salle de bains ?" (et non pas "Tu viens te coiffer ?"), "Est-ce que tu préfères mettre cette robe ou ce pantalon ?" (et non pas "Est-ce que tu veux bien t'habiller ?"), etc.
Pour tous les moments devenus délicats à négocier (change, toilette, habillage...), vous pouvez prévoir de lui donner à manipuler un objet très intéressant, quelque chose auquel il n'a pas accès le reste du temps par exemple. Et, bien sûr, toujours lui proposer d'abord de faire par lui-même...
Voilà, je pense mettre assez étendue sur le sujet. Je vous souhaite sincèrement bon courage avec votre "deuzans"...
Quant à moi, j'attends la suite avec le prochain numéro...!
Thèmes :
1-2 ans,
2-3 ans,
Au quotidien,
Education non-violente
Premières tentatives de figuration
"une fusée"Emma cherche de plus en plus à représenter ce qu'elle a dans la tête.
Le plus mignon, c'est de l'écouter parler de ses oeuvres. Elle prend un air très inspiré, limite exalté, et part dans des explications alambiquées... ce qui nous laisse à croire qu'elle est déjà fin prête pour les vernissages !!
Thèmes :
Au quotidien
16 septembre 2010
Courses ludiques
L'un des avantages à être "maman au foyer", c'est que je peux faire mes courses alimentaires en semaine, aux heures creuses, et alléger ainsi nos week-ends.
Mais, du coup, les enfants sont en général avec moi...
Emma m'aide déjà en mettant les produits dans le chariot, puis en les déposant sur le tapis de la caisse, mais cela reste limité.
Alors, pour rendre lesdites courses, sinon intéressantes, du moins un peu plus ludiques (au moins pour ma puce), j'ai fabriqué quelques cartes à l'aide de photos des produits que nous achetons quasiment chaque semaine :

J'en donne 4 à Emma, charge ensuite à elle de trouver les produits correspondants dans les rayons.
Afin de la responsabiliser encore plus et de lui donner confiance en elle, j'y inclus toujours un produit fragile et cassable (des oeufs, ou un aliment dans un bocal en verre, par exemple).
L'accessoire indispensable pour aller avec ces cartes est un chariot à sa taille, comme en propose - par chance - notre supermarché.
Et roulez jeunesse !
Mais, du coup, les enfants sont en général avec moi...
Emma m'aide déjà en mettant les produits dans le chariot, puis en les déposant sur le tapis de la caisse, mais cela reste limité.
Alors, pour rendre lesdites courses, sinon intéressantes, du moins un peu plus ludiques (au moins pour ma puce), j'ai fabriqué quelques cartes à l'aide de photos des produits que nous achetons quasiment chaque semaine :

J'en donne 4 à Emma, charge ensuite à elle de trouver les produits correspondants dans les rayons.
Afin de la responsabiliser encore plus et de lui donner confiance en elle, j'y inclus toujours un produit fragile et cassable (des oeufs, ou un aliment dans un bocal en verre, par exemple).
L'accessoire indispensable pour aller avec ces cartes est un chariot à sa taille, comme en propose - par chance - notre supermarché.
Et roulez jeunesse !
Thèmes :
2-3 ans,
3-4 ans,
4-5 ans,
Activités,
Au quotidien,
Fabrication maison
12 septembre 2010
8 septembre 2010
Espace de jeu
Comme promis il y a fort longtemps, je vous présente l'espace-jeu des enfants.
Il est situé dans notre pièce de vie principale, très grande et lumineuse (raisons pour lesquelles nous avons choisi la maison...), schématiquement divisée en quatre espaces (jeu / détente / repas / cuisine américaine).
Le choix de créer le coin-jeu dans cette pièce correspond tout simplement à notre manière de vivre. En effet, c'est là que nous passons la majeure partie de nos journées, tous ensemble, dans un espace décloisonné qui nous permet de vaquer chacun à nos occupations en restant "connectés", sécurisés par la présence des autres.
Peut-être que les enfants auront une demande différente lorsqu'ils seront un peu plus vieux, mais pour le moment cette fluidité apporte beaucoup de simplicité et de sérénité dans notre vie à la maison.

Photo prise depuis notre canapé :




Pour ranger les jouets, nous utilisons des systèmes de boîtes transparentes ou de paniers, qui présentent beaucoup d'avantages :
- visibilité
- rangement très simple
- transport facile lorsque nous faisons "tourner" les jeux


Un petit tunnel improvisé...

Le coin-exposition (très important !) :


Le jeu qu'Emma utilise le plus, sa mini-cuisine IKEA :



Sur les étagères en hauteur, un peu de matériel artistique pour les envies irrépressibles (l'endroit consacré est la salle d'activités, mais les enfants n'y vont pas seuls), des livres plus spécifiques, les boîtes de CD et DVD :

Un petit canapé :

La bibliothèque fabriquée par mon père sur le modèle de celle d'Eveil & Jeux :

Dans la petite malle, des couvertures (pour jouer au sol, par exemple), une chute de rideau, de vieux bonnets et chapeaux, des accessoires... :

Entre l'espace-jeu et l'espace-salon, deux poufs que tout le monde utilise :

Les puzzles / jeux de société sont rangés dans un autre meuble :

Des petits miroirs à bonne hauteur sur un autre pan de mur :

Pour conclure - et parce que cela m'ennuierait que vous pensiez que nous sommes de grands maniaques - une photo en cours d'utilisation...
Il est situé dans notre pièce de vie principale, très grande et lumineuse (raisons pour lesquelles nous avons choisi la maison...), schématiquement divisée en quatre espaces (jeu / détente / repas / cuisine américaine).
Le choix de créer le coin-jeu dans cette pièce correspond tout simplement à notre manière de vivre. En effet, c'est là que nous passons la majeure partie de nos journées, tous ensemble, dans un espace décloisonné qui nous permet de vaquer chacun à nos occupations en restant "connectés", sécurisés par la présence des autres.
Peut-être que les enfants auront une demande différente lorsqu'ils seront un peu plus vieux, mais pour le moment cette fluidité apporte beaucoup de simplicité et de sérénité dans notre vie à la maison.

Photo prise depuis notre canapé :




Pour ranger les jouets, nous utilisons des systèmes de boîtes transparentes ou de paniers, qui présentent beaucoup d'avantages :
- visibilité
- rangement très simple
- transport facile lorsque nous faisons "tourner" les jeux


Un petit tunnel improvisé...

Le coin-exposition (très important !) :


Le jeu qu'Emma utilise le plus, sa mini-cuisine IKEA :



Sur les étagères en hauteur, un peu de matériel artistique pour les envies irrépressibles (l'endroit consacré est la salle d'activités, mais les enfants n'y vont pas seuls), des livres plus spécifiques, les boîtes de CD et DVD :

Un petit canapé :

La bibliothèque fabriquée par mon père sur le modèle de celle d'Eveil & Jeux :

Dans la petite malle, des couvertures (pour jouer au sol, par exemple), une chute de rideau, de vieux bonnets et chapeaux, des accessoires... :

Entre l'espace-jeu et l'espace-salon, deux poufs que tout le monde utilise :

Les puzzles / jeux de société sont rangés dans un autre meuble :

Des petits miroirs à bonne hauteur sur un autre pan de mur :

Pour conclure - et parce que cela m'ennuierait que vous pensiez que nous sommes de grands maniaques - une photo en cours d'utilisation...
Thèmes :
Ambiance,
Au quotidien,
Jeux/jouets,
Montessori
1 septembre 2010
Cake d'anniversaire
... Ma poupette a eu 3 ans aujourd'hui !
Nous avions prévu de faire un gâteau, qu'elle partagera avec ses copains de la garderie.
Je pensais à un marbré au chocolat, mais Emma a tenu à ce qu'il soit nature (recette simplissime, évidemment... Incorporer - dans cet ordre - 4 oeufs, 150 g de sucre semoule, 100-125 g de beurre mou ou fondu, 230 g de farine mélangée à un sachet de levure, puis enfourner une petite heure à 150°C).
Elle l'a (vraiment quasiment) fait toute seule.
Un petit résumé, en plein dans la Vie pratique :
En raison d'une sieste plus courte que prévu, nous avons même eu droit à la visite d'un petit inspecteur des travaux (presque) finis !

Le résultat semble satisfaisant :

Je pense qu'elle sera heureuse et fière, demain avec ses copains, de souffler les 3 bougies posées sur SON cake.
Bon anniversaire ma puce !
Thèmes :
2-3 ans,
3-4 ans,
4-5 ans,
Activités,
Au quotidien,
Vie pratique
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