5 octobre 2010

Des boules, des bouchons... de la récup !

Mon petit prince est dans une phase très motrice.
Il marche avec appui, monte et descend les escaliers à quatre pattes avec aisance.
Il ne manque jamais une occasion d'escalader, et de tester de nouvelles sensations fortes :






Lorsqu'il n'est pas occupé à crapahuter partout, il passe un temps infini à remplir et vider tout ce qu'il trouve : son petit panier avec des pinces à linge, un Tupperware rempli de petites cuillères métalliques, un tiroir plein de marionnettes à doigts en tissu, ou bien la grande boîte dans laquelle je range les lingettes lavables...

La dernière trouvaille qui le passionne, c'est une boîte en verre toute en hauteur (ayant contenu... des asperges) dans laquelle il peut mettre de toutes petites pommes de pin :


Cela fonctionne également très bien avec des bouchons :


Je lui ai aussi fabriqué, vraiment avec trois fois rien, deux petits "jouets" qu'il aime beaucoup.

Tout d'abord, un simple morceau de rouleau en carton très dur (du genre de ceux que l'on utilise pour protéger les posters), dans lequel il peut faire rentrer des boules de bois :




D'ailleurs, au passage, ces boules proviennent d'un circuit tape-balles de la marque Child Friend, qu'Alexandre a reçu pour son anniversaire et que je trouve génial !
Il a encore du mal à taper efficacement avec le maillet (il demande à sa soeur...), mais passe beaucoup de temps à placer correctement les boules au sommet du circuit :


Mon second bricolage est une "tirelire" à gros bouchons, réalisée dans une boîte en plastique (ayant contenu... des rochers en chocolat !), munie d'un couvercle très facile à manipuler :


J'ai pratiqué une grosse encoche dans le couvercle à l'aide d'un cutter, puis collé du papier tout autour (en le repliant vers l'intérieur) afin de mieux matérialiser l'ouverture, et aussi pour sécuriser l'ensemble car les bords étaient un peu coupants.

Voilà... Cela ne coûte rien, c'est simplissime, et il adore !

4 octobre 2010

Signes #5

Jouer :


Ballon :


Poupée :


(Se) cacher :


Livre :

1 octobre 2010

Gérer son sommeil


Dans une étude assez récente, il était demandé à de futurs parents ayant déjà un ou plusieurs enfants, ce qu'ils redoutaient le plus avec la venue de ce nouveau bébé.
Les deux réponses majoritairement données avaient été :
1. Les nuits
2. Le Terrible Two

Pour les réveils nocturnes, bien qu'il y ait certainement des pistes à creuser (Elizabeth Pantley se livre à l'exercice dans son ouvrage Un sommeil paisible et sans pleurs : Aider en douceur son bébé à dormir toute la nuit), je crois fermement que la solution-miracle n'existe pas, et qu'il revient à chaque famille de trouver (et de réinventer souvent...) ses propres solutions "acceptables".

En revanche, pour le coucher, je suis convaincue qu'il est possible de gagner énormément en sérénité, tout simplement en laissant l'enfant gérer seul ses temps de repos.

Tout comme dans le fait de le laisser se nourrir librement, cette démarche a pour objectif de ne pas couper l'enfant des manifestations de son besoin intérieur, c'est-à-dire des signaux que lui envoie son corps et qu'il est le seul à ressentir.

Concrètement chez nous, Emma n'est pas forcée de se coucher, ni bien sûr de dormir.
D'ailleurs, sauf à recourir à l'usage de somnifères (ou de coups derrière la tête...), je ne vois toujours pas comment nous pourrions l'y obliger !

Elle a abandonné la sieste à l'âge de 20 mois, en gérant très bien son état de fatigue jusqu'au soir. Cela m'a beaucoup surprise, et j'ai même été tentée - je l'avoue - de l'obliger à s'allonger après le déjeuner.
Elle s'est rebellée avec tellement de vigueur que j'ai vite abandonné l'idée !

Le soir, nous décidons conjointement (elle et nous) du moment où elle va monter dans sa chambre.
Après un rituel du coucher raisonnablement long, nous la laissons libre de vaquer à ses occupations : jouer, lire, faire pipi 3 fois, remplir son gobelet d'eau 5 fois... ou dormir, pourquoi pas.
Les règles existent, elles sont simples :
- Elle ne doit pas redescendre pour respecter notre besoin de tranquillité.
- Elle ne doit pas faire trop de bruit pour respecter le sommeil de son frère.

Il ne faut pas se leurrer. Un enfant laissé libre de gérer son sommeil va inévitablement, à un moment ou à un autre, chercher à "se tester" et à dépasser ses limites.
Je ne pense pas que cela soit un problème. En fait, j'y vois même une belle opportunité d'apprentissage, un pas de plus vers la connaissance de soi.

Alexandre sait également très bien manifester son besoin de sommeil (depuis peu, en signant "au revoir"). Il va lui-même jusqu'à son lit puis nous l'accompagnons dans sa phase d'endormissement, simplement.

Evidemment, le concept de "lit bas" cher à Maria Montessori prend ici tout son sens.